Epreuves du bac

2013

 

SUJET 1

 La philosophie n’est-elle que questionnement ?

 

SUJET 2 : Expliquez et discutez le texte suivant :

 

Le patrimoine génétique présente l’avantage de l’automatisme et de la stabilité. Nous n’avons rien à apprendre. Notre corps sait respirer dès sa naissance. Il continue à le savoir tout au long de notre vie. Il transmet sa science à nos descendants. En contrepartie, ce mode de connaissance manque de souplesse. Il s’adapte avec difficulté. Il lui faut plusieurs générations pour réagir à un changement de conditions. […] Les instructions culturelles se modifient beaucoup plus rapidement. Mais il faut les apprendre, et on y passe toute sa vie.

Hubert Reeves

 

 

2012

 

SUJET 1

 Est beau ce qui est inutile.

Appréciez ce propos.

 

 

SUJET 2 : Expliquez et discutez le texte suivant :

 

 L’homme trouve dans l’obscurité même qui l’entoure la volonté de diriger sa vie selon la philosophie, à cause de l’égarement où il est lorsque, privé d’amour, il regarde fixement dans le vide, de l’état de démission et d’anonymat où il croupit, dévoré qu’il est par l’engrenage quotidien. Il arrive alors qu’il s’éveille soudain, qu’il prenne peur et se demande : « Que suis-je ? Qu’est-ce qui me manque ? Que dois-je faire ? » Cet anonymat grandit avec le règne de la technique. Dans un monde réglé par des horloges, découpé par des travaux absorbants ou vides qui répondent de moins en moins à des aspirations vraiment humaines,, l’individu finit par avoir le sentiment de n’être plus lui-même qu’un rouage à insérer ici ou là dans la machine. Laissé libre, il n’est plus rien et ne sait plus que faire. Philosopher, c’est prendre la décision de faire jaillir à nouveau en soi la source vive, de retrouver le chemin de son for intérieur, de s’aider soi-même par une action intime, dans toute la mesure de ses forces.

 Jaspers.

 

 

2009

 

SUJET I

Le discours philosophique est celui qui, par excellence, répond à la question du sens de la vie. Qu’en pensez-vous ?

 

SUJET II

Expliquez et discutez le texte suivant :

 

L’homme n’est ce qu’il doit être que par l’éducation, par l’entraînement. Immédiatement, il n’est que la possibilité de devenir ce qu’il doit être, c'est-à- dire rationnel, libre : immédiatement, il n’est que sa destination, son devoir- être. L’animal a vite terminé sa formation : mais il ne faut pas considérer cela comme un bienfait de la nature. Sa croissance n’est qu’un renforcement quantitatif. En revanche, l’homme doit se faire lui-même ce qu’il doit être ; il doit tout conquérir lui-même, précisément parce qu’il est Esprit. Il doit se débarrasser de l’élément naturel. L’Esprit est donc son propre résultat.

 

 HEGEL

 

 

 

2010

 

SUJET 1

 Si les hommes étaient raisonnables, ils n’auraient pas besoin d’un Etat.

 Qu’en pensez-vous ?

 

SUJET 2 : Expliquez et discutez le texte suivant  

Tantôt le discours philosophique éclaire le présent car il propose des catégories convaincantes pour le penser, tantôt le réel vient désorganiser les catégories de la pensée au point de suspendre son effort. Des événements comme Auschwitz ou comme les actes de terrorisme de masse, où l’on voit des trésors d’intelligence et de calcul mis au service de l’inhumain, ne font-ils pas radicalement douter des capacités de la raison humaine ? Peut-on encore philosopher après ces événements ? Albert Camus suggère qu’il faut « imaginer Sisyphe heureux », c’est-à-dire qu’il faut admettre que la condition humaine est irrémédiablement absurde et que le bonheur est à construire en toute conscience au sein même de cette condition. Mais la raison philosophique peut précisément s’élever contre l’irrationnel manifesté dans les buts et parfois occulté par la rationalité déployée dans les moyens. La philosophie ne doit peut-être pas, (…) permettre d’être heureux en dépit de la misère du monde ; elle peut au contraire affûter notre sens du tragique, de l’injustifiable, la conscience que nous avons de la fragilité de la raison, sans pour autant se résoudre à l’absurde et en puisant au contraire dans le mouvement de la réflexion, ce qu’[un] philosophe contemporain nomme un « désir de régénération ».

 Stéphane Robilliard

 

2007

 

SUJET I

La technique vise-t-elle à nous adapter au monde ou à adapter le monde à nous ?

 

 

SUJET II : Expliquer et discuter le texte ci-après:

 

Sous l’influence des philosophies de l’histoire et du progrès on a cru observer une rivalité entre les diverses disciplines et activités humaines, les unes étant appelées à disparaître, telles la religion, la métaphysique et la politique, les autres devant au contraire se développer et se perfectionner, parce qu’elles bénéficieraient des progrès de la science, telles la morale, le droit, l’économie, etc. On a cru également que la raison refoulerait progressivement l’irrationnel, l’arbitraire et la foi. Or, il fallut très rapidement se rendre à l’évidence : le développement des lumières ne signifiait nullement une capitulation de l’irrationnel ni un affaiblissement de l’empire des passions ni non plus un recul de la foi. La rationalité croissante ne faisait qu’accroître en intensité la puissance de l’irrationnel. C’est que le progrès lui-même n’a de sens que dans l’ordre de ses postulats, c’est-à-dire les progrès du savoir n’ont de sens que dans l’ordre du savoir et de la recherche, non dans celui du sentiment ou de la volonté.

 

 Julien FREUND : Qu’est-ce que la politique ? (Sirey, 1965 p 187)

 

 

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