1. Qu’est ce que le SMI ?

1 Qu'est ce que les SMI ?

 

On appelle système monétaire international l’ensemble des règles et des institutions qui définissent le mode de détermination du cours des monnaies et la nature des réserves de change
Présentement le fonds monétaire international(FMI) est chargé de la bonne marche du SMI. Mais des SMI ont existé avant sa création.

  • Les S.M.I D’avant la création du F.M.I

           Deux S.M.I ont précédé la création du F.M.I : le système d’étalon or et le système d’étalon                    change or

 

  • Le système d’étalon or

Le système d’étalon or a régi les échanges internationaux de 1870 à 1914. Dans ce système les règlements internationaux se font en or. Toutes les monnaies sont gagées sur l’or et convertibles en or. De ce fait l’étalon international est l’or et la parité entre les monnaies ne peuvent être que fixe.

 

  • Le Système d’étalon change or

Après la guerre et le chaos économique et monétaire qui l’a suivie, un nouveau S.M.I a été mis en place à Gênes en 1922. C’est le système d’étalon change or (ou gold Exchange standard= GES). Le GES est un système dans lequel une ou plusieurs devises en plus de l’or servent d’étalon international. Les devises clé du GES de Gênes étaient le dollar et la livre sterling. Ce système s’est effondré en 1927 et une période de repliement sur soi et de constitution de bloc monétaire autarcique va suivre jusqu’à l’éclatement de la seconde guerre mondiale.

 

  • Le système né avec le FMI : le système de Bretton Woods

Construit autour du dollar seul convertible en or, le SMI de Breton Woods repose sur :
La fixité des parités : définies en $ des USA (au titre de 35 l’once environ 31,1g) ; les monnaies du système sont convertibles en dollar et entre elles selon une parité fixe avec toutefois une marge de fluctuation de plus au moins 1%. Chaque pays est tenu de défendre la parité or du $
Une institution monétaire internationale, le fonds monétaire international (FMI) : sorte de mutuelle, le FMI est chargé d’aider les pays à défendre la parité de leur monnaie en leur fournissant les devises nécessaires à cet effet. Il est aussi chargé de contrôler les dévaluations afin d’éviter les faiblesses des SMI antérieurs que sont : l’ajustement par la déflation, l’instabilité des changes et la pratique des dévaluations compétitives qui avaient entraîné une contraction de l’économie mondiale dans les années 30.
La particularité des systèmes mis en place à Bretton Woods est de faire du dollar, la monnaie d’un pays, la monnaie de tous les autres pays. Par la pratique ce système s’est montré inefficace, inique et autodestructif. Le système a été inefficace puisque le mécanisme des changes fixes ajustables mis en place a abouti à la répétition des crises monétaires (spéculations internationales sur les monnaies suivies de dévaluations et ou réévaluation de plus en plus fréquentes).
C’est un système inique par ce que qu’il donne la possibilité à un seul pays (les USA) de consommer plus qu’il ne produit, d’investir à l’étranger plus qu’il ne lui coûte ; en somme d’avoir selon Jaques RUEFF, « des déficits sans pleurs ».
Le système de Bretton Woods s’est autodétruit du fait que pour balance des paiements des USA soit déficitaire ; or une telle situation est synonyme de dépréciation de la valeur du $ que l’on veut maintenir fixe.
En raison des déficits de plus en plus importants que connaissait la balance des paiements des USA, la base or du $ s’amenuisait et il devenait de plus en plus difficile voire impossible de convertir le $ en or. C’est pourquoi le président NIXON annonce le 15 Août 1971 l’inconvertibilité or du $ mettant ainsi fin au système Bretton Woods.

 

  • Le nouveau système monétaire international

Les 07 et 08 janvier 1976, un projet de réforme du SMI a été élaboré par le comité intérimaire du FMI. C’est ce projet adopté à Kingston le 31 mars 1978 sous le {tex}2^{e}{/tex} amendement des statuts du FMI (ou accord de la Jamaïque) qui régit actuellement le SMI.
Les accords de la Jamaïque comportent 3 volets :
La définition du nouveau régime de change ;
La dé monétisation de l’or ;
La redéfinition du rôle du FMI

 

  • Le nouveau système de change

Chaque Etat membre peut opter pour l’un des 3 régimes suivants:
Définir la valeur de sa monnaie par une relation fixe avec le DTS, ou tout autre étalon à l’exclusion toutefois de l’or ;
Lier la valeur de sa monnaie à celle d’une autre devise dans le cadre d’arrangements souples analogues à l’accord en vigueur entre la France et les pays de la Zone Franc ;
Laisser flotter librement sa monnaie sur le marché des changes. 

 

  • La démonétisation de l’or

L’or est purement et simplement éliminé des statuts du FMI. Le dollar n’étant plus convertible en or, le DTS est appelé à être selon le FMI »le principal instrument de réserve de change du SMI ». Les réserves d’or du FMI ont été cédées à concurrence du tiers aux Etats membres pour moitié et pour l’autre moitié aux vendue sur le marché désormais libre de l’or par le FMI. Avec le bénéfice de cette vente le FMI a pu alimenter le fonds fiduciaire qui était chargé de consentir des prêts à des conditions privilégiées aux pays en développement.

 

  • Le nouveau rôle du FMI

Chaque Etat signataire des accords de la Banque Jamaïque devra intervenir pour éviter les fluctuations perturbatrices, pour mobiliser sa monnaie et éviter de manipuler le taux de change afin de s’assurer un avantage compétitif. Le FMI a un rôle de surveillance à cet égard. Il devra analyser les différentes situations des pays (balance des paiements, dette, prix, etc.) pour identifier les politiques de taux de changes inappropriées c'est-à-dire déséquilibrantes pour l’ensemble du SMI et des balances de paiements. Ainsi le rôle du FMI est accru, mais il a du mal à le réaliser pour au moins deux raisons :
Les moyens d’analyse sont insuffisants pour déterminer le « bon »taux de change c'est-à-dire le taux d’équilibre à long terme. Est-ce celui qui assure la parité des pouvoirs d’achat où l’équilibre de la balance des paiements ou bien celui qui permet d’éviter les mouvements de capitaux spéculatifs ?
Les moyens d’action vis à vis des autorités monétaires nationales sont également insuffisants.

 

La Mondialisation : phénomène qui désigne la globalisation de l’ensemble des relations à l’échelle de la planète et concerne l’ensemble des Etats-nations. Enfin, un système financier ne peut plus être isolé ou indépendant du système financier international qui est intégré puisque les mécanismes financiers sont d’emblée internationaux

 

La Globalisation
Depuis les années 80, un phénomène, la globalisation est apparue dans le monde. IL s’agit de définir et d’analyser les avantages et les inconvénients de la globalisation.
On a la globalisation économique et la globalisation financière.

  • Globalisation économique

C’est le processus qui conduit à la mise en place d’une intégration de la production, des marchés, de la distribution au niveau mondial( formation d’un capital qui intègre au sein d’ensembles multinationaux à la fois les opérations financières, celles de production et celles de distribution).
La globalisation désigne le processus par lequel le monde sera transformé en un seul marché mettant en concurrence entreprises, systèmes productifs, Etats et individus. La globalisation est perçue comme un phénomène qui offre, à tous les pays dont les conditions internes de production et compétition sont favorables, des opportunités de conquérir d’autres marchés libéralisés et d’accélérer son développement économique et social.
Une des dimensions de la globalisation est la globalisation financière.

  • Globalisation financière

Elle est la mise en place d’un marché unifié de l’argent (intégration croissante des marchés financiers ou internationalisation des échanges de capitaux) au niveau planétaire (absence de nationalité des capitaux à court terme qui circulent continuellement à travers le monde).
La globalisation financière présente des avantages et des inconvénients.

 

  • Les avantages et les inconvénients de la globalisation

                Les avantages
La globalisation est porteuse d’un grand nombre d’opportunités de profits par l’information et la matérialisation des flux de capitaux.
On peut citer :
 

1. L’accroissement des échanges, les technologies nouvelles, les investissements étrangers, le développement des médias et des autoroutes de l’information sont autant de facteurs qui pourraient alimenter la croissance économique et le progrès humain.

 

2. Cette globalisation financière a été accélérée au cours de ces dernières années par la généralisation de la tendance à la déréglementation, l’assouplissement des règlements des changes et la libéralisation des mouvements de capitaux, la révolution des technologies de l’information et de la communication (NTIC) et la libéralisation accrue des échanges commerciaux soutenue par l’avènement de l’organisation mondiale du commerce(OMC)

 

3. La circulation des capitaux est facilitée par la déréglementation (fin du contrôle des changes) et cloisonnement des marchés de capitaux.
Aujourd’hui, l’ensemble des marchés financiers est décloisonné, c'est-à-dire qu’on a le marché monétaire, le marché obligataire, le marché des actions, le marché hypothécaire.
Le financement de l’économie qui passait par l’intermédiaire des banques est complété par l’économie monétaire qui peut fonctionner sans intermédiaire obligé des banques (on parle de désintermédiation). L’économie repose de plus en plus sur le titre (titrisation). L’économie monétaire est désormais un vaste marché décloisonné (marchéisation).

 

4. Les entreprises peuvent plus facilement et à moindre coût se financer directement sur les marchés.

 

5. Les transferts de capitaux sont facilités et instantanés
Toutefois il ya lieu de signaler que la globalisation financière entraine des conséquences négatives.

 

 Inconvénients

1. Les marchés financiers n’obéissent pas aux mêmes règles que les marchés réels. Il sur réagissent aux événements et sont animés par la spéculation

2. Il n’y a plus aucun contrôle sur les marchés financiers qui dictent leur loi aux Etats
                     

3. La réallocation des ressources et l’effet de taille que la globalisation exige font craindre une fragilisation de certains secteurs d’activité et, partant, du tissu social.
                     

4. Du point de vue africain, la globalisation, bien que perçu comme incontournable et irréversible, est souvent assimilée à un phénomène économique et financier dont les bénéfices et les risques sont inégalement répartis entre pays riches et pays pauvres.

 

Remarque : La gestion des enjeux et défis de la globalisation appelle un renforcement du rôle de l’Etat. La puissance publique devrait constituer un facteur catalyseur en vue de l’amélioration des infrastructures, ainsi que du renforcement du lien entre éducation, acquisition de connaissances, apprentissage, consolidation du capital santé et développement privé compétitif et sécurisé. Avec ce nouveau rôle, les Etats africains seront préparés à mettre en œuvre des politiques adéquates en vue de réaliser l’intégration régionale.
L’intégration régionale constitue une solution incontournable dans le processus irréversible de la globalisation.
La globalisation oblige à revoir et à renforcer les missions et les interventions des institutions régionales (cette exigence a déjà été intégrée par la BCEAO).
Ne pas confondre :

Internationalisation : phénomène qui désigne une relation entre plusieurs nations (commerce international, un accord international)

Multinationalisation : phénomène qui désigne une entité ou une relation regroupant plusieurs nations : une entreprise multinationale, avec pays d’origine et des filiales dans plusieurs autres pays.

Transnationalisation: phénomène qui désigne une relation qui néglige les frontières des Etat-nations : une entreprise transnationale déconnectée de son pays d’origine qui se joue des règlements des Etats-nations.

 

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